À propos

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PÉTITION « RENDEZ-NOUS LA MONNAIE !« 
  (signez sur http://tinyurl.com/lx79h3p )

Depuis maintenant trop longtemps les banques commerciales privées ont obtenu le transfert d’un pouvoir régalien autrefois détenu par la puissance publique: celui de créer par une ligne d’écriture informatique toute la monnaie scripturale, monnaie chargée d’intérêts, que les ménages, les entreprises et même les administrations sont dans l’obligation d’utiliser lors de tous les échanges commerciaux.

Négligeant leur rôle premier qui est de financer l’économie (une carence qui explique  en partie la gravité de la crise et du chômage), elles spéculent en risquant d’entrainer les déposants dans leur chute. On compte plus de 20 crises financières depuis 1980 dont la dernière de 2007 laisse encore de nombreuses traces ; la prochaine emportera peut être toutes vos économies car la garantie des dépôts ne peut s’appliquer en cas de crise systémique !

Nos voisins Suisses lancent ces jours-ci une « initiative pour la monnaie pleine » dans le but d’obtenir une votation sur ce sujet. Si la votation remportait la majorité, la Banque Centrale (Banque Nationale Suisse) garantirait 100 % des dépôts à vue et serait seule autorisée à créer toute nouvelle monnaie, sans intérêts.

Hélas, nous en France, ne disposons pas du Référendum d’Initiative Citoyenne (1) qui permettrait d’amener un tel sujet au débat démocratique ; il nous reste cette pétition que nous vous demandons de signer et de faire circuler. Elle se résume en ces mots :

«Donner à la Banque de France le droit exclusif d’émettre toute la monnaie nouvelle au bénéfice de la collectivité, et de garantir les comptes de dépôts»

Cette pétition sera transmise – au moment de la votation Suisse – au président de la République, au premier ministre et au ministre des finances de la France, aux présidents des groupes parlementaires de l’Assemblée nationale et du Sénat, à tous les chefs des partis politiques. Pour plus d’efficacité, s’il vous plait, diffusez-là sur vos réseaux.

C’est volontairement que cette pétition est courte et par là même peu détaillée. Vous trouverez plus de précisions sur https://100monnaie.wordpress.com/, où nous pouvons également répondre à vos questions.

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(1) Le référendum d’initiative citoyenne est l’unique revendication de l’association « Article 3 », que vous pouvez soutenir en vous rendant sur son site : http://www.article3.fr/


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Ce site est créé en support à la pétition  » RENDEZ-NOUS LA MONNAIE !  » qui fait écho, puisque nous ne disposons  pas du droit à Référendum d’Initiative Citoyenne, au projet de votation suisse (voir Vollgeld Initiative et  ACTUALITÉS du 03 mars ) .
Plusieurs propositions similaires existent : Le SMART (acronyme de  » Système Monétaire A Réserves Totales » dit aussi « 100% money « ),  la « Monnaie Pleine » en Suisse ou « Positive Money » chez nos voisins anglais. Toutes ont pour effet de mettre fin au système fragile des réserves fractionnaires à l’origine de mouvements de panique bancaire (bank run).

Le système à réserves fractionnaires est devenu la survivance historique, sans réelle utilité sociale si ce n’est celle d’enrichir les banques en leur permettant de tirer profit de  ressources qu’elles ne possèdent pas.

A l’opposé, le système à réserves totales a été initialement proposé par Irving Fisher en 1936, et amélioré et vulgarisé par de nombreux économistes dont Maurice Allais (seul « prix Nobel  » d’économie français), et par exemple Christian Gomez, Gabriel Galand, Gaël Giraud .

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E X P L I C A T I O N S

AUJOURD’HUI, LA MONNAIE PRIVÉE :

De plus en plus de gens savent maintenant que TOUTE  [1] la monnaie est produite par les banques commerciales, en particulier lors de l’émission de crédits aux particulier, aux entreprises et aux administrations.

Il existe 2 sortes de monnaie:
– la monnaie de la banque centrale, encore appelée « Base Monétaire », qui peut être scripturale ou fiduciaire (les « billets de banque ») et qui est garantie par la Banque Centrale, c. à d. par la collectivité (le pays ou l’union de pays).
– La monnaie des banques privées (uniquement scripturale : monnaie BNP, monnaie LCL, monnaie SG, monnaie CA, Etc.), qui ne serait garantie que pour une infime fraction si le système bancaire s’écroulait, les actifs des banques ne représentant guère plus que quelques pour-cents de celle ci..

La capacité théorique d’émission de crédit représente actuellement 12,5 fois le total des fonds propres des banques, et le montant des dépôts en banque des ménages et des entreprises représente 100 fois la monnaie de banque centrale garantissant ces dépôts (taux de réserves obligatoires de 1% des dépôts).

Trop de gens ignorent encore que la monnaie bancaire que nous sommes contraints d’utiliser est une monnaie de crédit et que les banques ne prêtent pas la monnaie dont elles disposent, mais créent « ex nihilo » cette monnaie lorsque, par exemple, elle donne une suite favorable à la demande d’un emprunteur. Cette monnaie est ensuite détruite lors du remboursement correspondant. La « masse monétaire » (quantité totale de monnaie en circulation) est en fait la représentation instantanée du solde des crédits entre les émissions et les remboursements (l’image du niveau dans une baignoire est très parlante en considérant le «robinet du crédit» et la «bonde du remboursement».)

De ce fait la monnaie émise par les réseaux des banques commerciales est:

–  «payante» du fait des intérêts; c’est un transfert de richesse non mérité.

–  non régulée car soumises aux «esprits animaux» (Allais) des banquiers et des emprunteurs, et donc, déstabilisante pour l’économie, elle est génératrice des crises monétaires et financières à répétition.

–  La monnaie scripturale n’est donc garantie que par des entreprises commerciales le plus souvent privées auquel il faut ajouter la garantie des dépôts à hauteur de 100000 € par compte. Face à une crise bancaire systémique, le fonds serait largement insuffisant (le Fond de Garantie des Dépôts ne peut garantir que 20 000 comptes à la hauteur maximale prévu par la loi.)

DEMAIN, le S.M.A.R.T. ou la Monnaie pleine !

Dans ces systèmes monétaires, seule la banque centrale (c’est à dire l’entité qui garantie les moyens de paiement en dernier ressort) peut créer la monnaie!

Les propositions de garantie totale de la monnaie,  remontent au 19ème siècle, et ont été proposées sous forme pure ou équivalente par des économistes aussi connus que Walras, Ricardo, Von Mises, Fisher, Friedman, Allais, Minsky, ou Tobin, qui sont néanmoins des économistes considérés comme «libéraux» qui préconisent l’interdiction de création monétaire par le système des banques commerciales.

 Ainsi le système bancaire ne peut plus créer de nouvelle monnaie et toute augmentation de la masse monétaire ne peut être que le fait d’une émission monétaire de la banque centrale au bénéfice du Trésor Public. (Une simple séparation des banques de dépôts et des banques d’investissements (Glass Steagall) ne permet pas ceci.)

Ainsi les objectifs d’augmentation de la masse monétaire peuvent être déterminés par l’exécutif et le législatif, et la Banque Centrale (qui garde un rôle de tenue des comptes de l’État, de conseil et de supervision du système bancaire) obéira aux injonction de ceux ci.

Les bénéfices pour la collectivité sont les suivants:

1. l’augmentation de la masse monétaire émise annuellement de 3% à 5% est stricto sensu une recette fiscale. On peut donc l’estimer de 60 à 100 milliards par an, soit  en déduction des taxes et impôts, soit en compléments de ceux-ci.

2. en imposant progressivement aux banques de dépôts la garantie de la monnaie qu’elles vont gérer sous forme d’obligations souveraines c’est 2/3 de la dette publique actuelle qui pourrait être «gelée» en quelques années. Ceci permettrait d’éviter une dépense annuelle d’intérêts de 30 à 40 milliards d’euros par an (cette éventualité n’apparaît pas dans la proposition suisse de « monnaie pleine »)

3. Une meilleure efficacité de l’économie.

a) des taux d’intérêt véritablement représentatifs des préférences des agents économiques
b) le paiement du prix des services monétaires au juste prix concurrentiel
c) l’interdiction de la transformation financière.

4. La fin des distorsions dans la répartition des revenus ; aujourd’hui toute création monétaire ex nihilo par un système bancaire privé et commercial donne un droit sur la production qui n’a pas été acquis par un produit ou un service vendu.

5. Un contrôle aisé par l’opinion publique et par le Parlement de la création monétaire et de ses implications.

Dans ces propositions l’État récupèrerait les gains de la création monétaire. Le contrôle pourrait être soit confié à la Banque Centrale agissant sous un mandat impératif protégé par la Constitution, soit confié au Parlement via la loi de Finance. Mais plusieurs types de décision et de contrôle citoyen sont envisageables; la discussion sur la forme de l’organisation politique est ouverte. Il reste que c’est la banque centrale qui, en achetant des titres d’emprunt du gouvernement ou en lui faisant des avances sans échéance, provoque la création monétaire.

 

CONCLUSION

 Une nouvelle crise financière nous amènera nécessairement à la conclusion que les règles prudentielles (nécessité de fonds propres) sont totalement inopérantes. Seule la « nationalisation » totale de la monnaie, permise par le « SMART » ou la « Monnaie Pleine » permettra d’éviter la répétition constante des crises, comme l’avait déjà noté Irving Fisher en 1936.

 

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